Un parcours marqué par la résilience
Suivie aux Hôpitaux Shriners pour enfants Canada dans les années 1980 par le Dr Fassier et le Dr Glorieux, Jani a grandi avec les défis de l’OI.
Au fil des années, elle a subi de multiples fractures, une expérience qu’elle raconte dans son autobiographie 157 fractures : Une histoire vraie. Malgré les obstacles, elle a toujours refusé de laisser sa condition définir ses limites.
« J’ai toujours voulu me prouver que j’étais plus forte que ma maladie »
Le sport comme moteur
Pour Jani, l’activité physique a joué un rôle déterminant. Lorsqu’elle était jeune, l’exercice pouvait être source de peur pour les enfants vivant avec l’OI. « On nous disait de faire de l’exercice, mais on se fracturait parfois en le faisant. Ça faisait peur », explique-t-elle.
Plutôt que de renoncer, elle a choisi d’y aller progressivement, en renforçant son corps petit à petit. Cette détermination l’a menée vers un défi inattendu : les marathons.
En 2018, elle s’inscrit au Marathon de Montréal. Il n’y avait pas de catégorie pour les fauteuils roulants, mais elle décide d’y participer quand même.
« Je me suis inscrite comme coureuse. Je me sentais presque comme une délinquante… », dit-elle en riant.
Elle termine la course en 4 h 12 min 29 s, devenant la première marathonienne en fauteuil roulant standard à compléter l’épreuve — un exploit qui, pendant longtemps, relevait de l’impossible.
Mais pour Jani, ce moment n’était qu’un début.
Depuis, elle a complété 13 marathons à travers le monde, faisant de chaque arrivée une victoire, et détient aujourd’hui deux records Guinness pour le marathon le plus rapide en fauteuil roulant non compétitif.
En mars 2025, à Barcelone, elle a même repoussé ses propres limites en battant son record avec un temps de 4 h, 1 min 1 s.
Et l’histoire continue de s’écrire : en mai prochain, à Chicago, elle visera un nouveau record mondial au demi-marathon — avec la même fougue qui l’a menée jusque-là.