Pour la famille de Fulton, le voir réussir revêt une importance émotionnelle profonde. Sa mère, Cassandra, se souvient d’un moment qui révèle à quel point son parcours a été extraordinaire.
« Mon mari a pris une photo de lui tenant les alliances, un gros plan de ses mains », a-t-elle raconté. « Je me suis souvenu qu’à un moment donné, il a failli perdre ses doigts, et comment les Hôpitaux Shriners ont réussi à les lui sauver. »
La gymnastique a également joué un rôle important dans le rétablissement à long terme de Fulton. L’accent mis par ce sport sur la souplesse et la force l’a aidé à maintenir sa mobilité malgré les tissus cicatriciels qui auraient pu le limiter. Même les revers majeurs ne l’ont pas arrêté. Il y a trois ans, Fulton a subi une grave blessure au dos lors d’un entraînement, ce qui l’a temporairement limité à une seule épreuve. Quelques mois plus tard, il reprenait la compétition à plein régime, refusant une fois de plus de laisser une blessure définir son parcours.
En raison de ses blessures, Fulton s’entraîne beaucoup moins que de nombreux gymnastes d’élite, souvent seulement deux fois par semaine. Et pourtant, il continue à performer à un niveau élevé. Participer à la compétition à Galveston, là où sa guérison avait commencé, a bouclé la boucle de son histoire. Alors qu’il s’apprête à prendre sa retraite de la compétition, Fulton prévoit de rester dans le monde de la gymnastique en tant qu’entraîneur. Il est déterminé à transmettre à la prochaine génération à la fois son savoir-faire et sa résilience. Son parcours nous rappelle que le point de départ d’une histoire ne détermine pas forcément sa fin.